mardi 1 septembre 2015

De retour de week-end...

Prenez quatre vieux (oui, faut assumer) rolistes mâles loin de leurs épouses et enfants, acharnés et normalement déjantés...

Enfermez-les dans une maison au fin fond (et peut-être même encore plus au fond) de la Bourgogne avec une poignée de livres de règles, de feuilles de persos et plein, plein de dés plus ou moins bizarres.

Bon, je ne vais pas vous faire 36:15 ma vie, on n'est pas sur les réseaux sociaux. Je ne vais donc pas vous parler des menus (très gras et carnés), des bières (Cuvée des trolls et Westmalle) et des bêtises à côté des parties.

On a donc commencé par Abstract Dungeon, histoire de se mettre en train et parce que la soirée était déjà bien écornée. Pari réussi, une partie en moins de 3 heures, création des persos comprise. L'idée de base est géniale : on jette tous les jets de dés avant et on les consomme au fur et à mesure. Il suffisait d'y penser...

Samedi matin, ce fut Pirates, le  "petit" jeu de Michaël Janod. A mon goût, pas la meilleure partie du week-end, mais un très bon jeu bière rhum et bretzels pour se mettre en train le matin. Idéal quand on a deux heures devant soi. Remarque, j'ai voulu suivre un scénario ("Rixes" trouvé sur la scénariothèque) et, rétrospectivement, je le regrette : j'aurais mieux fait de partir dans mon propre délire et le laisser avancer avec les contributions des joueurs.

Samedi après-midi, passage aux choses sérieuses. Ce fut donc Fripon(ne)s RPG. Du pur bonheur, car mes trois complices connaissent mon univers, me connaissent et savent ce qu'il faut faire pour qu'on s'éclate tous. Vincent choisit de jouer un personnage très inspiré de Philibert, le capitaine puceau dans le film éponyme. Le choc entre un jeune homme un peu bête, naïf et bigot, la cité d'Havredoux (la ville aux 1000 bordels) et les Edrulains fut fort pétillante . Conclusion 1) On en a tous les abdos qui font mal tellement on a ri et 2) je suis désormais sûr que désormais que pour Fripon(ne)s, c'est comme pour l'Amour, le bon chiffre de joueurs, c'est 3.

Après un barbecue homérique, nous décidons de digérer devant le film "Philibert, Capitaine Puceau". Pas du grand cinéma mais on a pleuré de rire sur certaines scènes. Je vais m'en inspirer pour un prochain scénario car toute la matière est là...

Le lendemain, on a conclu avec une partie de La lune et douze lotus de Mossieu "Je-te-dégoute-d-écrire-des-JdR" Grumph : un fils à papa tête à claques, son giton, une amazone bombasse, des hyènes invoquées, des zombies, des indien(ne)s persécuté(e)s et des sorciers maléfiques dans des pyramides aztèques planquées dans des forêts. Et un fou-rire monumental en milieu de partie.



J'avais dit mon enthousiasme sur l'univers dans un post précédent mais gardais mes réserves sur le système. Elles ont fondu comme neige au soleil car, honnêtement, ça le fait. C'est simple à mettre en oeuvre, les options sont là pour que les combats (forcément nombreux, c'est la S&S, pas un jeu de gonzesses comme Fripon(ne)s) ne sont pas de simples séances de lancers de dés mais soient pimentés par des choix tactiques. On en refera...

J'ai mené 3 parties sur 4, cédant devant les "Oui, mais j'ai pas préparé mon scénario" et les "Oui, mais si on joue à ça, tu vas pas aimer". Pas grave, j'aime mener !

Bref, un week-end où j'ai eu l'impression d'avoir à nouveau 15 ans. Des grands mômes ensemble, de la rigolade, de la rigolade et encore de la rigolade.

Merci donc à Lapin Soyeux, Matou Moelleux (à qui j'emprunte dans ce billet quelques phrases postées sur son Facebook) et Rat Galeux. Les gars, je vous aime.

Faut faire ça plus souvent.

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