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mercredi 5 juillet 2017

Friponnes RPG : le point de vue d'une joueuse

D'aucuns affirment que mon jeu serait machiste.

Il m'a paru intéressant de donner la parole à une joueuse de Friponnes, Peggy Chassenet, grande joueuse devant l'éternel :

Alors oui, et je l'ai souvent reproché à Etienne, dans Friponnes les PNJs femmes sont souvent rousses, très belles et séductrices, les hommes sont moins charmants, mais je pense que c'est tout simplement parce qu'Etienne et moi n’avons pas les mêmes goûts ni attentes envers les hommes :)

Ensuite, Friponnes, pour moi, c'est un c'est un jeu dans lequel je peux jouer une femme combattante sans que jamais ses compétences, ni son rôle ne soit remis en cause (sauf par les méchants, mais ils se prennent vite un coup de bâton sur la tête).
C'est un jeu dans lequel toutes les sexualités sont possibles et acceptées !
C'est un jeu dans lequel une femme peut dire non à un homme.
C'est un jeu dans lequel les femmes peuvent avoir plusieurs maris/partenaires sans se faire traiter de pute.

Ce qui n'est probablement pas l'avis de Philippine de Puydent, une dame de la haute société de Malinche qui n'aime pas les Friponnes, et celles-ci le lui rendent bien, d'ailleurs...


dimanche 15 mai 2016

Libérez Augustine : un scénario pour Fripon(ne)s RPG

Dans mon billet précédent, je disais la difficulté que j'avais à écrire des scénarios pour Fripon(ne)s RPG, le-jeu-qui-met-de-bonne-humeur.

Il s'agit donc de libérer Augustine, une jeune et jolie jeune fille aux mains d'un affreux marchand. Rien de très classique, au moins dans Fripon(ne)s, mais ce scénario fonctionne bien. (Enfin, il a bien fonctionné au moins une fois !)

Photo de Kostya Romantikov sous licence CC, trouvée sur Flickr 

 

Je me décide donc à sauter le pas et à vous le livrer à votre sagacité. Bien sûr, si vous avez envie de le jouer (et je ne peux que vous le conseiller), je vous invite à le lire ... après l'avoir joué avec moi.

Je ne doute pas que d'aucuns parmi vous risquent de le trouver incomplet. Mais on touche là à un principe du jeu, à savoir l'absence de situations prévues à l'avance. Dans un scénario traditionnel, le MJ prévoit un certain nombre de scènes et les joueurs jouent la majeure partie de ces scènes, souvent dans un ordre prévu par le MJ.

Dans Fripon(ne)s, rien de tout cela : une situation de départ, une liste de PNJ et de lieux, et c'est tout. Au MJ et aux joueurs d'assembler le tout, à grand coup de dépenses de points FU pour ces derniers.

Ce n'est pas un plat tout fait que je vous livre, mais simplement les ingrédients.

Le scénario comporte 8 prétirés (partiels) mais vous êtes bien sûr libres de le faire jouer avec vos PJ habituels !

Voici donc le scénario, au format PDF. Bien sûr, tout retour est le bienvenu

lundi 25 avril 2016

Fripon(ne)s RPG ou la liberté de jouer et pourquoi je n'arrive pas à fournir de scénarios pour ce jeu...

Hier soir, j'ai eu le plaisir de faire une des meilleures parties de Fripon(ne)s RPG depuis la création de ce jeu.

L'idée de départ était toute simple et fort classique : devoir libérer une jeune femme devenue magesclave d'un vil marchard. Cet affreux partageant son (immense et somptueux) hôtel particulier avec le maîtremage, il était hors de question pour un mage, fut-il Edrulain, de s'approcher de la maison pour délivrer la magicienne.

On justifie ainsi le fait qu'aucun des PJ présents ne pouvait être magicien,ce qui est toujours plus simple dans une partie d'initiation.

J'avais fait le choix de proposer aux joueurs des joueurs des personnages partiellement pré-tirés, à savoir que les feuilles de personages étaient incomplètes (2 traits sur 4, 3 compétences sur 6, Aspect "En amour" laissé vide ...) et qu'il leur appartenait de les complèter au fur et à mesure de la partie...

Carte de Jérôme "Golgorosh" Mioso

L'affrontement frontal était impossible : le maîtremage était à lui seul suffisamment puissant pour vaincre les personnages et, de plus, un ancien guerrier verougue fort redoutable (le dénommé Dosto Yeskif, que certains des lecteurs de ce blog ont eu le (dé)plaisir de croiser) bossait aussi pour le marchand.

Chacun de ses affreux avait bien sûr une tare que connaissaient les joueurs plus ou moins tôt dans les parties : Pour le sorcier, une passion dévorante pour les antiquités elfiques, pour le guerrier, une fréquentation assidue de la maison de plaisir "les fleurs blanches" et, pour le marchand, le rêve de mettre dans son lit une jeune dame de la meilleure noblesse au caractère des plus affreux.

La préparation se résumait à cela : une scène d'introduction ("votre mission, si vous l'acceptez..."), la liste des quelques PNJ (tous avec une illustration, ce que les joueurs et moi apprécient, j'y reviendrais), de quelques atouts et failles et vogue la galère.

Aux joueurs, à grands coups de points FU et d'idées plus ou moins délirantes, de broder à partir une arnaque de haut niveau : cambriolage de la maison de la la vilaine marquise pour lui chiper les bijoux offerts par le marchand après s'y être introduit grâce à une homologue féminine d'Artemus Gordon, ...

Image trouvée sur le site http://www.writeups.org

... revente des dits bijoux à un receleur, copiner à grand renfort d'alcool avec un antiquaire (spécialisé en art elfique, ça va de soi) et achat d'une jolie pièce pour appâter le sorcier, un second cambriolage d'une affreuse mégère pour compléter la levée de fonds, piège tendu au guerrier Verougue avec la complicité des pensionnaires de la maison de plaisir séduites à coup de chanson sirupeuse et de violon larmoyant pour ne plus l'avoir dans les pattes, corruption du sorcier, libération de la belle infortunée... Le tour fut magistralement interprété et les zygomatiques mis à très rude épreuve.

Merci donc à Cécilia "Faïna Isayev", Aymeric "Berg Udilf", Léo "Aldis Leifsdattir" et Gwendal "Eva White"... Les enfants, on rejoue quand vous voulez !

Et pourquoi ne pas fournir ce scénario ?

Primo, le dit scénario fait ... une page A4 : une intrigue de départ et une petite liste de PNJ, avec plein de sous-entendus et de points non détaillés.

Secundo, le temps de préparation de ce scénario consiste essentiellement en la recherche de photos ou dessins pour illustrer chaque PJ et PNJ. Illustrations pour lesquelles je n'ai pas l'ombre du début des droits. M'autoriser à les montrer sur une tablette ou les imprimer sur une feuille de personnage pendant la partie est déjà en-soi limite, les inclure dans un scénario mis à disposition de chacun passe les bornes du respect du droit d'auteur.

Promis, dés que j'ai quelques sous, je recrute un illustrateur...

dimanche 5 octobre 2014

Introduction à Malinche

Malinche est île à la population assez bigarrée, composée d’une majorité d’humains mais aussi de hobbits, de quelques elfes, hommes-loups, nains  et taurins.


La densité de population est assez faible sauf autour des grandes villes.


Malinche est connue pour la fertilité de ces sols et la maîtrise de l’agronomie par les paysans, ce qui explique qu’une assez forte population d’urbains puisse être nourrie par une minorité d’agriculteurs.

Carte de Jérôme "Golgorosh" Mioso



Malinche a longtemps été la proie de guerre intestines larvées entre les grandes maisons nobles qui se battaient en attendant le retour du grand roi mythique Enrthar, mystérieusement disparu il y a quarante ans de cela.


Jusqu’au jour où les confréries de marchands ont eu marre de ne plus pouvoir commercer tranquilles et de devoir verser des impôts de guerre pour que les nobles puissent se taper sur la gueule tranquillement alors qu’ils n’étaient même pas foutus de protéger les cités du Nord-Ouest face aux raids des barbares cannibales de Xejogue.


Aussi ont-ils commencé à lever des milices privées pour assurer leur protection puis à vaincre les nobles les uns après les autres, les contraignant à réintégrer de façon quasi définitive leurs châteaux, quitte à embastiller les plus teigneux et à trancher le cou des plus féroces.


Depuis, la paix règne à peu près à Malinche, si on excepte les rivalités entre cités désormais presque toutes dirigées par les guildes marchandes, les raids des Sangrelins sur la côte est, des cannibales sur le nord-est, des gobelins des montagnes qui viennent faire du tourisme dans la plaine et ne savent pas se tenir et de quelques morts-vivants qui invitent chacun à préférer son nid douillet dans une maison bien verrouillée la nuit.

Un dernier point. Une particularité sympathique de Malinche est l'existence des magesclaves. Si un bon dixième des habitants de Malinche ont accès à une forme de Magie mineure, ceux qui ont la possibilité d’accéder aux sorts majeurs ne sont guère bien vus des puissants, alors qu’ils sont plutôt appréciés du petit peuple. A douze ou treize ans, lorsque les pouvoirs de l’enfant s’éveillent, une loi partout présente sur Malinche contraint les parents à faire examiner leur enfant par un mage d’expérience. Si ce dernier détecte de grands pouvoirs, l’enfant est confié à la guilde des magiciens locale qui s’empresse de lui coller autour du cou un torque de soumission, qui assure que l’enfant sera contraint d’obéir sans discuter, au péril de sa vie et de son intégrité mentale, à deux personnes : le maîtremage,  celui qui lui met cette horreur autour du cou et le daron, souvent un riche marchand qui fait un don substantiel, partagé entre les parents de l’enfant (parfois), le mage examinateur et la guilde dont il dépend et qui assurera l’enseignement de la Magie au jeune sorcelier.


Le torque ne peut être ôté que par le maîtremage et le daron. Si une autre personne s’avise de le faire, le magesclave meurt dans des souffrances que la décence m’interdit de décrire. Bien sûr, un magesclave ne peut s’ôter lui-même son torque, même en voulant se suicider. Parfois, un magesclave arrive à persuader son maîtremage ou son daron de lui ôter son torque. Il est beaucoup plus fréquent que des individus tiers les convainquent de le faire.


A noter que la mort du daron entraîne celle, immédiate, du magesclave. Raison de plus pour ce dernier de veiller à la santé de son maître...


Malheureusement pour les guildes de magiciens, des magiciens du sud des Folandes sont parvenus créer des bagues qui permettent à quiconque en possède une d’ôter sans conséquence pour le magesclave le torque de soumission. Heureusement pour les guildes, ces bagues sont à usage unique et restent assez rares.

Les sanstorques, ou mages indépendants, sont regardés avec étonnement et parfois suspicion sur l’île.


Un très grand merci à Jérôme pour sa superbe carte !

Le jeu de mot lamentable sur le nom du roi est voulu et assumé, et non, je n'ai même pas honte