mardi 30 juillet 2019

Plus de 200 images tirées de Friponnes RPG pour vos parties

N'écoutant que leur bon cœur, Stellamaris et la tarazinboumante Jahyra mettent à votre disposition, dans le cadre d'un usage privé, les images issues du livre de base de Friponnes RPG, du scénario "Le captif" et de la campagne "Mon ennemi c'est la finance ! "


Vous pouvez les utiliser sur vos sites web en mentionnant le nom de Jahyra, l’illustratrice, et un lien vers son site web http://www.jahyra.fr/ et bien sûr dans vos parties de jeux de rôle, virtuelles ou non.

Pour toute publication ou utilisation autre que personnelle, merci de s’adresser à l’illustratrice par le biais de son site http://www.jahyra.fr/contact/

Je les ai regroupées dans un fichier .zip, en ajoutant un petit pdf qui décrit sommairement chacune de ces images et précise de quel ouvrage elles sont tirées.

Pour les télécharger, cliquez sur ce lien.

dimanche 28 juillet 2019

Jahyra, à la conquête du monde

La tarazinboumante Jahyra, mon illustratrice préférée, lance un kickstarter pour publier dans la langue de Shakespeare Stan Lee ses deux bandes dessinées, "Princesses d'Ambre et d'Italie" et "Princesses d'Ivoire et d'Ivresse", lesquelles sont trop chouettes et méritent largement de figurer dans la bibliothèque des dévoreurs de comics d'outre-Manche et d'outre-Atlantique.


C'est bien (les BD et le fait de lancer le kickstarter).
C'est très bien.
C'est très très bien.

Sauf qu'à l'heure où j'écris ces lignes, ce n'est pas gagné, au contraire du foulancement de ses albums en français, dont le dernier avait été réglé en presque moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Donc, si par hasard vous avez envie d'avoir dans votre bibliothèque ces deux merveilles ou si vous connaissez des anglophones qui pourraient s'intéresser à la chose, c'est plus que le moment de relayer.

Et si vous préférez la langue de Molière Wilfrid Lupano, vous pouvez toujours commander ces deux BD sur son site (ça l'aidera à mettre du beurre dans ses coquillettes) ou souscrire pour de magnifiques sous-verres ou des pins qui ne le sont pas moins.

Tout ce qui précède est totalement garanti sans copinage et objectif à 1000 %. Pas moins.

dimanche 7 avril 2019

Quelques lectures et des nouvelles

A vouloir sortir de sa zone de confort littéraire, on fait parfois de belles rencontres mais on se casse aussi, peut-être plus souvent, la gueule.

Illustration.

La fille-flûte et autres fragments de futurs brisés de Paolo Bacigalupi

4e de couv : Des esclaves au corps modifié pour répondre aux besoins de leurs maîtres, des humains qui se sont adaptés à la pollution qu'ils ont eux-mêmes engendrée, de singuliers gardiens chargés d'éviter une nouvelle apocalypse en distillant leur savoir avec parcimonie, un généticien qui pourrait changer le monde, des rivières privatisées, des tueurs d'enfants agissant pour le compte du gouvernement – il faut bien limiter la surpopulation–, le tout sous le regard étrangement désabusé de la fille automate... Dix nouvelles, dix fragments de futurs brisés, qui nous renvoient une image déformée, mais ô combien pénétrante, de notre présent.



Chapeau à l'auteur qui fait preuve d'une imagination crédible pour nous montrer des futurs possibles et ô combien réalistes et probables. Poser un univers en 40 pages est un exploit qui n'est pas à la portée de tout le monde (à commencer par moi).

Sauf qu'à force d'être dans le "show, don't tell", on se demande souvent,  pendant les 3/4 quand ce n'est pas les 9/10 du temps, ce qui se passe vraiment dans ces mondes de merde et cela nuit parfois à l'histoire.

Je rejoins une critique (trouvée je ne sais plus où) qui trouvait que la structure des nouvelles se ressemblait un peu trop et devenait lassante.

Et puis, c'est triste. Affreux. Glauque. N'y cherchez pas de fin un peu encourageante, on n'est pas là pour ça.

Bref, c'est à lire car c'est une belle performance littéraire, mais peut-être pas d'une traite et surtout dans un moment où vous avez un moral d'acier (ou si vous goutez à ce genre de lecture, ce qui est évidemment votre droit le plus strict).

Ganesha de Xavier Maumejean

4e de couv : Londres, fin du XIXe siècle.

Qui est réellement Joseph Merrick, celui qu'on surnomme « l'Homme-Éléphant » ? Homme ou bête ? Monstre de foire ou curiosité scientifique ? Une simple anomalie de la nature ou... un dieu ?

Lorsqu'il rédige ses Mémoires, il n'a pas trente ans et réside depuis peu à l'hôpital de Whitechapel sous la protection du médecin Frederick Treves. Un refuge qui lui permet d'observer splendeurs et misères de la capitale, et d enquêter : quatre affaires, autant de saisons dans une année. De leur résolution dépendra peut-être plus que son destin, car « le monde s'efface dans les rêves de l'éléphant... »




Une idée originale, à savoir transformer Elephant-Man en profiler.

Sauf qu'une bonne idée ne suffit pas à faire un bon livre. Voilà, c'est dit.

J'ai vraiment eu l'impression de passer à côté de ce livre, de n'y rien comprendre, d'être frustré par tout ce que l'auteur ne nous dit pas ou ne veut pas nous dire. Bref, le parfait sentiment d'être un gros crétin inculte, en partant un peu du principe que puisque ce livre ne peut pas être mauvais, c'est moi qui suis un gros naze.

Bref, je l'ai refermé avec plaisir (car me disant que j'allais passer à autre chose) mais en étant très frustré et énervé.

La maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

4e de couv :Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter.

Ensorcelante évocation de l'adolescence, La Maison dans laquelle est un chant d'amour à cet âge ingrat et bienheureux, à ses exaltations et ses tragédies, au sentiment de frustration et de toute-puissance qui le traverse. Mariam Petrosyan a réussi à créer un univers bariolé, vivant et réaliste, pétri de cette nostalgie et de cet émerveillement que nous avons tous au fond de nous et qui fait que, parfois, nous refusons de grandir et d'affronter la brutalité du monde qu'on appelle la réalité.



 Les deux libraires m'avaient fait par de leur enthousiasme et peut-être y-ai je cédé un peu trop facilement. J'aurais du être prudent et poser un peu plus de questions et surtout de souvenir qu'à de très rares exceptions (4 3 2 1 de M. Paul Auster, par exemple) les histoires d'adolescents ne m'enthousiasment que rarement, et encore moins lorsqu'on évoque la déraison et la cruauté de cette période de la vie.

A cela s'ajoute le fait qu'il s'agit d'un roman russe (bon, arménien, mais écrit en russe) et qu'on y retrouve cette composante si réjouissante et si commune dans les écrits de fiction de ce coin du monde, à savoir qu'on y est malheureux, très malheureux, qu'on se vautre dans son malheur avec délectation et qu'on en sortira surtout pas, d'autant plus qu'on ne fait pas grand chose pour.

Bref, ayant laborieusement lu les 106 premières pages et l'ayant beaucoup refermé, j'ai rapidement compris que ce livre n'était pas pour moi, surtout après avoir lu sur Babelio que de fantastique, il n'y en a en avait point et qu'il ne s'y passait pas grand chose.

Bref, loupé total. La rencontre ne s'est pas faite.

Quelques nouvelles de mes avancées

Les mains qui guérissent, évoquées dans mes précédents billets, ont désormais une petite sœur qui devrait permettre aux lecteurs qui découvriront les Folandes par cet ouvrage d'être un peu moins perdus. Ca s'appelle Un si fol espoir et ça montre que les Edrulains sont au moins aussi tordus que les Verougues mais quand même plus sympas.

Stellmarris devrait publier cela, la forme exacte reste à déterminer. J'ai quelques espoirs qu'elle sera sympathique et un peu originale. Tout cela reste à négocier.

La campagne Mon ennemi, c'est la finance continue son bonhomme de chemin. Il reste trois illustrations pleine page à finaliser, une dernière relecture et on pourra parler d'autre chose.  (Les amis, on est toujours à la recherche de gens qui ont envie d'écrire ou de dessiner quelque chose autour des Folandes ou de Friponnes RPG. Lancez-vous ! Ne soyez pas timides !)

Mon retour des Friponnes avance aussi doucement. Très doucement. Trop doucement. A ma décharge, mon-métier-qui-remplit-le-frigo me bouffe pas mal d'énergie en ce moment....

Après que Google ait tué Google+ sous de fallacieux prétextes (et il ne l'emportera pas au paradis), j'ai pris un compte Diaspora sur Pluspora. Je me dis que certaines personnes découvriront ce blog par cette entremise et j'en ai profité pour mettre la page "Si vous avez manqué le début"  à jour et en vérifier tous les liens.

Au sujet de la méchanceté de Google, si quelqu'un a un moyen de migrer facilement de blogger à une plate-forme qui ne risque pas de fermer du jour au lendemain et qui ne servirait à ce gros monstre froid de se faire des brouzoufs sur mon dos, je prends ! Bien sûr, quand je parle d'une plate-forme alternative, je ne suis pas opposé à l'idée de dépenser quelques picaillons.

Portez-vous bien.

dimanche 3 février 2019

Quelques nouvelles en ce début d'année

Du côté des romans (et des nouvelles)

Le bâtard et le magicien, dont je vous parlais ici a été relu par deux personnes et, après réflexion, j'ai décidé de reporter son éventuelle publication.

Ce livre a besoin d'une sérieuse réécriture, il est trop dense, le lecteur n'a pas le temps de respirer ni de s'attacher aux personnages. Je ne vois pas trop comment m'attaquer à cela et je préfère, pour le moment, me consacrer à mes autres projets, d'autant plus que le-boulot-qui-paie-les-factures est assez prenant et fatiguant en ce moment.

Si des lecteurs de ce blog étaient curieux de découvrir ce livre, qu'ils m'en fassent part et je me ferais un plaisir de leur faire parvenir en l'état actuel.

J'ai commencé il y a peu un nouveau livre, dont le titre provisoire est Les mains qui guérissent, centré autour du personnage de Lauranna, l'ambassadrice de la Confrérie des Edrulains à Havredoux, présente dans à peu près tous mes écrits et PNJ emblématique de mes parties de Friponnes RPG. Je suis incapable de vous dire à l'heure actuelle quelle sera la taille du bébé final, ni même si ce projet sera mené à son terme, mais il me motive et l'inspiration est là pour le moment. Ce ne sera pas un gros pavé comme Face aux démons mais cela sera plus gros qu'une nouvelle. Quelque chose entre 80 et 150 pages, à vue de nez et dans le brouillard.

Edition du 23/02/2019 : Texte fini. 83 à 85 pages A5 de texte selon le traitement de texte et la version avec laquelle vous l'ouvrez (va comprendre, Charles). Je suis assez content de moi

Lauranna, re-dessinée par Jahyra - Comme elle le dit elle-même, une "bombe atomique avec les cheveux détachés".
Je crois que je suis amoureux...
Le deuxième projet, que j'appelle Le retour des Friponnes en attendant de lui trouver un titre plus adéquat, est de compléter le recueil de nouvelles "Friponnes" paru en 2014 de façon à avoir un ensemble cohérent des (més)aventures de Néalanne avant qu'elle ne rencontre son Fronin et qu'elle ne fasse encore plus de bêtises.

J'avais l'intention d'écrire cinq nouvelles, deux sont écrites et parties chez les bêta-lecteurs, il en reste donc trois. Pour deux d'entre elles, l'idée et la trame sont là, pour la dernière, c'est le désert.

Et il n'est pas exclu qu'il y en ait, au final, six. Ou sept...

Côté Jeux de Rôles

Jahyra, qui non seulement est tarazinboumante mais aussi fort efficace, a terminé d'illustrer tous les PNJ (plus de 100 portraits en un peu plus de trois mois !). Restent 4 prétirés et les illustrations pleine page.

Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer une petite sélection de ses préférés (qui ne sont pas forcément les miens). Elle a fait un travail fabuleux. Comme toujours. On ne s'en lasse pas !



Ils sont beaux (et belles), n'est-ce pas ?
Malheureusement, ils et elles ne sont pas toutes sympathiques, loin de là !

Pour en revenir aux textes de cette campagne, reste à faire une ultime relecture crayon rouge en main. 

L'écho des Folandes n'avance pas aussi vite que je le voudrais mais il avance. Je rappelle que nous sommes vraiment décidés à que ce projet réunisse les créations d'autres auteurs que Stellamaris et moi et que donc votre contribution est la très bienvenue. Ne soyez pas timides, lancez-vous ! Je vous aiderai avec plaisir et ce sera une belle aventure.

Un synopsis de deux lignes ou le texte d'une nouvelle carte de Peps (40 mots et 230 signes espaces compris) suffit pour participer ! Et si vous n'êtes pas à l'aise avec l'écrit, parlez-m'en quand même, je vous aiderai pour la rédaction.

Conventions

Je serais présent
  • A Eclipse à Rennes les samedi 9 et dimanche 10 mars. Comme chaque année, petits veinards, vous aurez droit à un scénario inédit (même si, à l'heure ou j'écris, je n'ai pas encore trouver de quoi cela parlera...)
  • A Ludesco à la Chaux-de-Fonds en Suisse du 15 au 17 mars
  • Si vous avez envie de m'inviter à une autre convention, n"hésitez pas à m'en parler. Je ne demande pas forcément de défraiement (bien que cela soit toujours bienvenu, surtout quand c'est loin de Rennes), juste un hébergement (et je suis toujours très heureux d'être l'invité de bénévoles) et la possibilité de vendre mes livres, pas forcément sur un stand.

dimanche 23 décembre 2018

Daphné - Une mini-nouvelle et une illustration de Guillaume Jentey.

J'ai écrit ce qui suit pour servir d'introduction à un scénario pour une joueuse se déroulant sur Libreterre. Ce scénario sera très probablement publié dans l'Echo des Folandes n°1 (ou un des suivants). En attendant, voici l'histoire...

« DAPHNÉ ! »
Les mots de ta terrible daronne, Philipinne de Puydent, ont claqué telle une gifle...
« Dans le débarras... Tout de suite ! »
Non... NON !
Hélas, seule une petite voix dérisoire dans ton esprit proteste. Tu as déjà pris l’escalier pour descendre dans ce que la baronne appelle « débarras » mais qu’il serait plus simple et surtout plus réaliste de nommer « Salle de torture ». Tu n’as pas le choix. Face à elle, ta volonté n’est plus qu’un lointain souvenir...

- Je t’ai vu sourire au livreur à qui tu as ouvert la porte tout à l’heure.

Tu ne sais que dire.
Il était mignon, ce gamin. Une bouille toute ronde, des jolies joues pleines de taches de rousseur.
Il t’a rappelé ton frère cadet, Pol, avec qui tu aimais tant jouer.
Avant.
Avant que ce foutu mage t’arrache aux bras de tes parents en pleurs et te passe ce maudit torque de soumission.

Philippine t’attend déjà, le nerf de bœuf à la main et un chiffon dans l’autre.
- Fais-toi un bâillon avec ça.  Entendre tes cris m’agace. Et si tu pleures, ce sera le double. Enlève ta robe. ENLÈVE TA ROBE, EMPOTÉE ! Voilà, maintenant, à genoux !

Un premier coup. Tu serres les dents.
Ne pas pleurer.
Ne pas lui donner cette joie.
Un deuxième.
Un troisième.
Elle tape comme une sourde.
Tu te mords la lèvre inférieure. Ne pas pleurer.

- Je ne veux pas que tu regardes les gens à qui tu ouvres la porte ! Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Tu dois baisser les yeux, catin ! TOUJOURS !

Tu sais bien que tout cela n’est qu’un prétexte.
Depuis que son dernier amant l’a plaquée après qu’elle l’ait pressé comme un fruit, la maîtresse est encore plus acariâtre que d’habitude.
Elle passe ses nerfs ainsi.
Et toi, tu serres les dents...

- Je pense qu’on peut en rester là.

Tu ne peux t’empêcher de lever la tête en entendant cette voix que tu ne connais pas. Derrière la baronne, dans le couloir, une femme est apparue, sortie on ne sait d’où. Son accent est typique du Grand Nord. Ses yeux et sa blondeur aussi, d’ailleurs. Sa tenue n’a rien de malinchois et tu t’interroges en te demandant d’où elle peut bien venir. La porte de la maison est toujours fermée…
Une chose est sûre, le pouvoir émane d’elle comme la lumière d’un soleil au zénith.
C’est une mage puissante, peut-être plus encore que ton maîtremage, Acritarche le terrible.
Elle lève la main. Un anneau brille à son majeur.
Elle claque des doigts.
Un bruit sourd, suivi de celui de ton torque qui, brisé en deux morceaux, vient de rebondir sur le sol crasseux du réduit.

Tu es libre. LIBRE !

Philipinne reste interdite, pétrifiée.
Peut-être est-ce l’insolence du ton avec laquelle la belle magicienne a parlé.
Peut-être est-ce le choc de réaliser qu’elle est seule, entourée de deux mages, dont une qu’elle a humiliée et battue presque quotidiennement depuis six ans.

Profitant de ce silence, la dame vient vers toi, te prend la main et te sourit avec une douceur infinie.

- Daphné, je sais l’envie qui est vôtre d’étrangler, ou peut-être pire, cette vipère perfide. Mais nous n’avons pas le temps. Le portail va se refermer dans quelques secondes...

Un éclair blanc et aveuglant te contraint à fermer les yeux.

Avant que tu ne les ouvres, tu sens la chaleur sur ta peau, le vent dans tes cheveux, l’odeur du sel qui chatouille tes narines.

L’étrangère te tient toujours la main.

- Ça va aller ?

La voix est très douce, envoutante.
Tu ouvres les yeux. Tu es sur une plage de sable blond, entre l’océan d’un millier de bleus comme tu ne l'as jamais vu et une forêt aux arbres inconnus et immenses.
La femme te sourit toujours, visiblement heureuse et soulagée.
À quelques pas de vous deux, il y a un jeune homme, torse et pieds nus, habillé d’un simple pagne.
Il sourit aussi, heureux comme s'il retrouvait une amie.
Il est magnifique.
Tu ne peux t’empêcher de lui sourire aussi.
Et alors, tu réalises soudain que ta robe est restée là-bas et que tu aussi dévêtue qu’on peut l’être...





Et l'illustration réalisée par Guillaume Jentey représentant Daphné quelques jours après les événements décrits ci-dessus.


mardi 4 décembre 2018

Projets 2019 (ou 2020), un roman à venir et une recherche d'auteurs et de bêta-lecteurs

Jahyra poursuit son superbe boulot sur les illustrations de notre campagne "Mon ennemi, c'est la finance".
On devrait tenir nos délais. Croisons les doigts !

Un nouveau roman

Mon prochain ouvrage à paraître chez Stellamaris sera un roman dont le titre devrait être Le bâtard et le magicien.

Photo de Florin Gorgan sous licence CC
 Il n'est pas vraiment nouveau puisque je l'ai écrit il y a plus de vingt ans, à un moment de ma vie où les Folandes n'existaient pas encore et où le jeu de rôle n'était qu'un souvenir lointain.

Ceux qui le liront et m'ont déjà lu ne seront toutefois pas dépaysés : on y croise des héros avec peu de goût pour les richesses et le pouvoir, des fripons au grand coeur, une île qui s'appelle Libreterre (mais qui n'est pas celle que vous connaissez), on y évoque des Edrulains (beaucoup moins retors que ceux de mes ouvrages plus récents), le méchant est un marchand d'esclaves et, accessoirement, une ordure parfaitement détestable, c'est écrit  à la première personne et plusieurs personnages prennent alternativement la parole, on y rencontre des jolies femmes avec un caractère bien trempé et peu de pudeur et on y parle de polyamour. Bref, vous y serez en terrain presque connu mais pas tout à fait.

C'est beaucoup plus épique que ce que j'ai écrit par la suite, avec des batailles, des trahisons, des coups qui pleuvent et qui sont rendus. Il y a du sang et des larmes mais aussi de l'amour et des amitiés indéfectibles.

 Le roman devrait faire entre 200 et 220 pages (47 000 mots et 266 000 sec pour ceux qui aiment les chiffres).

Vous donner une date de parution serait un peu audacieux de ma part car je ne maîtrise pas les délais d'édition et de mise en page, mais j'ai bon espoir que ça sera pour le 2e ou le 3e trimestre 2019. La bête a déjà subi deux relectures complètes (une première pour me remettre dans le bain et ôter quelques erreurs, une deuxième pour chasser synonymes et lourdeurs -Merci, Antidote-). Il est donc temps de passer le bébé en d'autres mains et c'est là que j'ai besoin de vous, mes chers zélés fans, pour une bêta-lecture qui ne pourra qu'être bénéfique pour ce texte.

Donc, si le coeur vous en dit, je vous invite à prendre contact avec moi, par mon adresse mail, par les réseaux sociaux.

Edition du 23/02/2019 :  Après relecture de ce texte par deux lecteurs et réflexion, il semble que ce texte très dense mérite une sérieuse réécriture. Je préfère me consacrer à de nouveaux textes et ce sera pour plus tard... ou jamais. J'en parle ici.
En attendant, je tiens ce texte à la disposition de qui veut le lire. N'hésitez pas à me contacter si cela vous fait envie.

L'Écho des Folandes

Michel (mon éditeur, pour ceux qui ne suivent pas) et moi vous en avons déjà parlé, mais le prochain ouvrage à paraître dans la gamme Friponnes RPG sera un recueil d'aides de jeu (éléments de contexte sur les Folandes, scénarios, synopsis, règles complémentaires ou alternatives, illustrations...).

Le n°1 est en cours d'élaboration. Il est encore un peu tôt pour vous dire ce qu'il y aura dedans car cela sera fonction des autres participants (comprendre, en dehors de moi et Michel) à ce projet. Nous avons très envie de voir d'autres auteurs nous rejoindre et vous êtes donc cordialement encouragés à nous rejoindre dans cette aventure.

Il n'y a pas de deadline. J'entends ce mot (et en subis les effets désagréables) trop souvent dans mon-métier-qui-paie-les-factures pour le brandir dans mon-second-métier-qui-me-fait-du-bien. Si votre écrit n'est pas terminé pour la sortie du n°1, il le sera pour celle du n°2, ou du n°3 ou quand il sera prêt.

Car nous n'avons pas l'intention d'en faire qu'un seul. À moi tout seul, j'ai déjà assez d'idées pour en remplir 2 ou 3, donc, en s'y mettant à plusieurs !

Là aussi, contactez-moi si cette idée vous titille.

Et c'est tout ?

Et non, ce n'est pas tout. Michel et moi avons plein d'autres idées. Mais c'est trop lointain, trop flou ou trop secret pour vous en dire plus.

La seule chose que je consentirais à lâcher, c'est que ce sera en rapport avec les Folandes.

Stay tuned, comme diraient les Verougues s'ils parlaient granbreton.

dimanche 21 octobre 2018

Quelques foulancements intéressants

Notre campagne de financement pour notre campagne de jeu de rôle "Mon ennemi, c'est la finance" s'est achevée avec tous les paliers financés. Je ne m'y attendais pas. Je considérais qu'en arrivant à 50% de ce qu'on avait pu faire pour Friponnes (le jeu de rôle), le résultat aurait été tout à fait satisfaisant.

On va donc avoir un beau livre, très illustré (103 PNJ - on en avait oublié 2 dans le premier décompte -, 6 prétirés et 12 pleine page) qui devrait atteindre les 200 pages.


Un grand merci, donc.On est vraiment contents.

Maintenant, on peut faire de la pub pour les copains ou, tout simplement, pour les financements participatifs qui me semblent intéressants.

On va commencer par Oreinidia, un jeu de rôle helvète d'un jeune auteur-illustrateur. Ce projet n'est pas encore financé à l'heure où j'écris et ce serait dommage qu'il ne le soit pas. Il semble y avoir dans ce jeu une fraicheur que j'apprécie beaucoup.

Illustration de Paragon pour son jeu Oreinida

Ensuite, il y a le projet de bande dessinée de la toujours tarazinboumante Jahyra, qui n'arrête pas de devenir de plus en plus douée. C'en est presque injuste !

Illustration de Jahyra


Des jolies princesses qui s'en prennent plein la tête, voilà un programme qui est fait pour me plaire. Ça change de Walt Disney.


Michel aka Stellamaris, mon éditeur-mécène préféré, se lance dans un projet de dés FU, pour jouer avec le meilleur système du monde (entre autres, à Friponnes RPG !). Le projet est financé mais s'il atteint des niveaux intéressants (à partir de 1000 dés), il vous permet de recevoir des livres (au format epub ou pdf) en bonus. Et avec 400 livres au catalogue (dont les miens), il y a de quoi faire !



Mon petit doigt me dit que les dés seront réalisés par une maison sérieuse et pas par un atelier verougue qui emploie des esclaves...


Pour finir, un projet pour favoriser la diffuser des low-tech, qui me parait tout à fait pertinent.