Affichage des articles dont le libellé est Moi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moi. Afficher tous les articles

jeudi 1 février 2024

Actual Play de Friponnes sur la chaîne Akihellfire

 Il y a quelques temps, j'ai eu la change d'être interviewé par Akihell sur sa chaînee Twitch.

Le résultat de cet interview est toujours en ligne

Nous avons depuis remis le couvert pour une partie autour du scénario du live de base "Sauvez Leda" et avons passé un excellent moment. Comme l'eut dit Georges (Brassens) "Tels des bossus, nous rigolâmes".

 

En voici le (joyeux) résultat

 Merci à Akihellfire d'avoir organisé cela et merci à ses complices :

Aurélien @LaRolisterie
Mitchiyu
@ChroniquesRoleplay
Khalfouette
@GrimoiresEtTentacules

Have Fun !

mardi 23 janvier 2024

Top livres 2023

 Je parle rarement des livres des autres, tout simplement parce que je ne sais pas le faire (démonstration dans cet article) mais je consacre infiniment plus de temps à lire qu'à écrire (qui a dit "heureusement" ?)

L'an dernier, j'étais parvenu à me limiter à 8 livres. 

Cette année, où je pense avoir été plus heureux ou chanceux dans le choix de mes lectures, pas moyen d'en mettre moins que 12 (sur 66 livres ouverts et terminés)

A l'exception du premier, qui se détache nettement, il ne s'agit pas d'un classement.

Tous sont à lire impérativement, car tous sont exceptionnels.


 
La vie mode d'emploi, Georges Perec :  De Perec, je ne connaissais que l'Oulipo, la photo d'un bonhomme avec une barbe rigolote et un chat sur l'épaule. Diantre ! Dire que j'aurais pu passer à coté de ça ! 
Nous voilà donc d'un livre fascinant et totalement inclassable.
Perec nous décrit dans les différents appartements (et caves, et escalier) ce qui se passe derrière les murs d’un immeuble haussmannien au même moment, le 23 juin 1975 peu avant 20 heures
Et il profite de cette description pour nous raconter des dizaines d’histoires, alternant humour parfois un peu potache, tendresse, drames amoureux, histoires policières, avec une imagination extraordinaire, mettant en scène des centaines de personnages.
Le livre est long et a un côté reposant : comme la plupart des 99 chapitres (sur 600 pages environ) s’autosuffisent, qu’il y a toutes les références pour s’y retrouver, c’est l’inverse d’un page-turner et on peut prendre son temps pour le lire.
Un livre idéal quand on manque de temps ou, comme moi en ces mois de novembre et décembre 2023, on a l’esprit pris par le boulot.
Et en même temps, c’est très agréable à lire.
« C’est un roman qui raconte des romans, des romans potentiels, qui ne seront pas tous forcément développés. Un seul l’est vraiment, l’histoire de Bartlebooth et de son jumeau Winckler »
Une merveille absolue, un livre immense !

Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu : Attention, chef d’œuvre !
Très enthousiasmé par ce roman très politique (« tout est politique », répète l’auteur à longueur d’interview, et il a bien raison) qui parle de la vie de (principalement) 3 ados durant les étés 1992, 1994, 1996 et 1998. L’ennui, les émois amoureux, la découverte de la sexualité, les incompréhensions avec les adultes souvent brisés par la vie, les bêtises, la drogue (très présente), l’alcool (et pas beaucoup de rock’n’roll), l’absence d’espoir, l’envie (et l’inaptitude) à envoyer tout paître et de partir loin…
Cela se passe dans une vallée lorraine après la fermeture du dernier haut-fourneau, autant dire que l’ambiance n’est pas précisément folichonne…
Mais quelle plume ! Le travail sur le style est tout bonnement extraordinaire.
Nicolas Mathieu est le Zola du XXIe siècle, les descriptions interminables et chiantes en moins.
 
Ce que l'on sème, Régina Porter : "fresque familiale et amoureuse, ce roman donne à voir les coulisses méconnues de l’histoire d’une nation. Avec une justesse, un humour et une maîtrise rares, Regina Porter creuse les traumatismes des États-Unis sur plusieurs générations et expose avec grande intelligence les mouvements profonds d’une société sur plus d’un demi-siècle. " (Extrait de la 4e de couv').
Un livre superbement construit..
 
S'adapter, Clara Dupont-Monod : Un enfant très lourdement handicapé nait dans une famille cévenole. Ses trois ainés racontent.
Dit comme ça, on redoute le gros mélo larmoyant.
Tout faux.
Car la plume est magistrale et l'histoire construite avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité.
Et quel style ! 
 
Mon Traitre puis Retour à Killybegs, Sorj Chalandon : Ces deux là sont ensemble, car ils content la même histoire. 
La première est l'amitié entre un luthier parisien qui prend fait et cause pour la révolution irlandaise dans les années 60 et 70 et un héros de l'IRA. Sauf que le héros est un traître et bosse pour les services secrets granbretons. Ouille. 
La seconde, c'est la même histoire, vue par le traître. Où l'on se rend compte que tout n'est pas si simple.
Magistral, deux livres immenses, à lire en écho l'un de l'autre, et surtout dans l'ordre indiqué.

Week-end à Zuydcote, Robert Merle : Robert Merle est un écrivain qui avait le très rare mérite d'être très bon et populaire.
Un livre sur l'absurdité de la guerre.
Quoi, encore un ? Lisez-le et on en reparle.

La jeune épouse, Alessandro Barrico : A chaque fois que je lis Barrico, je prends (très souvent) un pied exceptionnel et me demande pourquoi ils ne lui pas encore filé le Nobel. Il le mérite infiniment plus que d'autres.
C'est plein de joie, de coquinerie et de folie.
Et, en plus, c'est une magnifique histoire d'amour.
Un régal.
 
Le fantôme d'Anil, Michael Ondaatje : Un livre qui vous apprendra énormément sur la médecine légale et la tragédie sri-lankaise (la guerre civile officiellement terminée). Une sorte de polar intimiste, superbement écrit.
 
Arthur et George, Julian Barnes : Du même auteur, j'avais adoré "Le perroquet de Flaubert", presque au point d'avoir presque envie de me replonger dans Madame Bovary avant de me souvenir du traumatisme qu'avait été cette lecture en première. Donc, ce livre nous parle (entre autres) d'Arthur Conan Doyle, le papa de Sherlock. Et c'est totalement réjouissant : Barnes écrit fort bien (et il est bien traduit), il maîtrise cet humour à la fois tendre et vache que savent si bien manier les écrivains anglais, et nous dépeint un Conan Doyle à la fois merveilleux, un peu con et pétri de certitudes stupides (on est sous la reine Victoria, on lui accordera des excuses). Mais surtout, surtout, il y a une superbe histoire d'amour, qui a ému et réjoui la midinette que je cache (assez bien, j'espère) tout au fond de moi. Et des bons livres réjouissants, croyez-moi, ce n'est pas si fréquent. Car soit c'est bon et triste (on ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments), soit c'est joyeux et mièvre. Et là, c'est bon et joyeux.

Ils ont tous raison, Paolo Sorrentino : Paolo Sorrentino est un réalisateur, acteur scénariste et auteur italien né à Naples, primé plusieurs fois.
Dans ce livre, il nous conte l'histoire de Tony Pagoda, chanteur de charme, cocaïmane, menteur, charmeur et terriblement attachant.
Un style fou, des personnages truculents.
Un régal.

Connemara, Nicolas Mathieu : Connemara, c'est "leurs enfants après eux", 20 ans après. parfois l'impression de relire le même livre : ça se passe en Lorraine, parle de transfuges de classe. C'est rude mais aussi plein d'humanité et d'humour, avec un portrait au vitriol de la Macronie.
"Connemara c'est cette histoire des comptes qu'on règle avec le passé et du travail aujourd'hui, entre PowerPoint et open space. C'est surtout le récit de ce tremblement au mitan de la vie, quand le décor est bien planté et que l'envie de tout refaire gronde en nous. Le récit d'un amour qui se cherche par-delà les distances dans un pays qui chante Sardou et va voter contre soi" (Extrait de la 4e de couv')

Et vous, quels ont été vos coups de cœur ?

samedi 23 septembre 2023

Interview et replay sur Twitch dans l'émission "Dis, c'est quoi ton jeu ?" et Actual play très bientôt !

Le mercredi 4 octobre à 21h00, j'ai eu le plaisir d'être interviewé par Akihellfire sur Twitch dans le cadre de son émission "Dis, c'est quoi ton jeu ?"

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Friponnes RPG sans jamais oser le demander ;-)

Pour ceux qui n'ont pas pu être là, il y a un replay de l'émission : 

Désolé pour les tics de langages, les "heu..." et autres manies agaçantes, il faut que j'améliore ma comm... ;-)

 Et comme un plaisir ne vient jamais seul, mercredi 7 novembre (le prochain à l'heure où j'écris ces lignes) à 20h45, il y a aura une partie en ligne (un Actual Play comme disent les Verougues) toujours sur https://www.twitch.tv/akihell

Il sera bien sûr enregistré pour un visionnage ultérieur (replay - je suis parti dans une croisade perdue d'avance contre les anglicismes -  Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non, non c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !  (Edmond Rostand, Extrait de Cyrano de Bergerac (et il faut que j'arrête d'user des parenthèses à répétition)))
 

Bon visionnage pour l'interview et venez nombreux pour assister à la partie en ligne, on arrivera bien à vous arracher un sourire...

samedi 31 décembre 2022

Mon top livres 2022


 Je parle rarement des livres des autres et ce n'est pas pour autant qu'ils n'ont pas une grande place dans ma vie. Je lis beaucoup et l'idée de faire un petit top de mes lectures de l'année presque passée m'a semblé amusante.

Au début, je pensais à un top 3, je me suis dit que cela n'allait pas être suffisant aussi suis-je parti sur un top 5 pour finir par un top 8 (sur un total de 71 livres ouverts et lus jusqu'au bout), parce qu'il était difficile de ne pas faire figurer un de ces ouvrages.

Voici donc (roulement de tambour) les livres que j'ai pris un très grand plaisir à lire et à côté desquels il serait dommage de passer :


 

L'ordre n'est qu'indicatif même s'il fallait n'en retenir que deux, ce serait les deux premiers. Mais en sélectionner un troisième a été bien trop difficile. Ne comptez pas sur moi pour en faire un résumé, j'en suis bien incapable et encore moins une critique. Si vous voulez en savoir plus, votre moteur de recherche favori est votre ami.

Le voyant d'Etampes (Abel Quentin) : un livre qui pourrait être sous-titré "ou le choc des générations". Un intellectuel à la retraite qui n'a pas réussi grand chose dans sa vie veut se refaire en écrivant un essai sur poète américain méconnu. Dit comme ça, ça n'a pas l'air folichon. Détrompez-vous, c'est pétri d'humour vache, d'intelligence et ça jette un regard cynique sur notre époque. Une très belle découverte.

Les fantômes du vieux pays (Nathan Hill) : Vous voulez une leçon d'écriture et de construction d'un roman ? Vous l'avez. Ne me remerciez pas. Recommandé par mon aimable ami Bastien W. que, lui, je remercie très chaleureusement.

Antarctique (Olivier Bleys) : En 1961, dans une station polaire, Vadim tue Nikolaï à coup de hache car il est persuadé que ce dernier a triché aux échecs. S'en suit un huis-clos glaçant (elle est facile, celle-là) et très drôle, même s'il faut aimer l'humour noir.

Le garçon (Marcus Malte) : 1908, sud de la France. Un enfant sauvage qui n'a eu presque aucun contact avec les hommes part sur les routes. Il y fera de belles et de moins belles rencontres et connaîtra la grande boucherie de 14-18. Une leçon d'écriture. Magistral

Le soleil des Scorta (Laurent Gaudé) : A mes yeux, Laurent Gaudé est le plus grand écrivain de langue française. Pas moins. Son style est parfait, il n'y a pas un mot de trop. Prix Goncourt en 2004 (à 32 ans, excusez du peu), ce n'est pourtant pas son meilleur livre (lisez plutôt Ecoutez nos défaites ou Pour seul cortège) mais, l'ayant trouvé dans une boîte à livres, je l'ai relu avec un très grand plaisir. Et c'est un de ses rares ouvrages où il fait preuve d'un tout petit peu d'optimisme...

Le traquet kurde (Jean Rolin) : J'ai découvert Jean Rolin cette année et j'en suis bien content. Vous aimez les phrases interminables, du genre de celles qui occupent la moitié d'une page ? moi, oui. Envie d'une petite leçon de maîtrise de la langue ? Foncez. C'est de surcroit très drôle et vous découvrirez que les ornithologues sont vraiment de drôles de zèbres.

Les années (Annie Ernaux) : En général, je me méfie de la peste des Nobel. Trop souvent l'impression  que l'auteur veut nous dire quelque chose que je ne saisis pas, ce qui me donne l'impression d'être un crétin et ça m'agace prodigieusement. On a beaucoup parlé de son style "chirurgical", "neutre" mais j'ai vraiment été happée par ce livre. Voilà un Nobel infiniment mérité, en tout cas beaucoup plus que ceux de Modiano et Le Clézio

Kalpa impérial (Angélica Gorodisher) : Il y a peu d'auteurs de fantasy dans mon panthéon personnel : Terry Pratchett, Neil Gaiman, Tolkien et bien sûr Ursula le Guin. Et bien, il y en a désormais une de plus : Angelica Gorodisher que je ne découvre que cette année. Vous voulez lire quelque chose de vraiment différent ? Ce livre est fait pour vous.
Hélas, cette dame écrit en espagnol (elle est argentine) et seuls deux de ces livres sont traduits en Français. C'est très triste. Une fois de plus, le talent ne se conjugue pas avec le succès...

dimanche 9 juin 2013

L'écriture ou l'ambition

Lors du dernier Terminus-Ludi, j'avais échangé avec Thomas Munier (l'auteur de Millevaux et d'autres choses) sur la création littéraire.
Il m'avait proposé (ou lui avais-je proposé ? J'avoue que je ne sais plus...) d'écrire un billet pour son blog "Outsider".

Voilà la chose réalisée. Ca s'appelle "l'écriture ou l'ambition" (le titre est de Thomas) et c'est, à mon très humble avis, fort intéressant ;-)

Ce billet ayant disparu dans les limbes de l'internet, je me permets de le remettre ici

mardi 17 novembre 2009

De retour de Terminus Ludi

Raaaaaaaaaaah, ça fait du bien !

Ce fut encore un très beau Terminus Ludi, meilleur encore que celui de l 'an dernier et il me faudra quelques semaines avant que je redescende du petit nuage de félicité sur lequel il m'a propulsé.

1) Ca a commencé le vendredi après-midi quand le Grümph himself m'a demandé l'autorisation de faire jouer mon scénario "Le marchand d'esclaves" durant la convention. Vous imaginez, le Grümph me demandant de jouer mon scénario ? Vous n'imaginez pas ? Ben, c'est un peu comme si vous étiez un jeune premier et que (mettez ici le nom d'un réalisateur que vous considérez comme très grand) vous demande gentiment d'être le premier rôle de son prochain film. Grümph, je t'aime !

2) Ca s'est poursuivi le soir avec la rencontre en vrai de Kobayashi (oui, LE Kobayashi) qui, dans la vraie vie, est encore plus chaleureux, gentil, humble, spirituel, cultivé qu'il laisse le paraître dans ses écrits. Koba, je ne dirais pas qu'une étoile brille sur le lieu de notre rencontre (c'est dépassé et prétentieux comme concept) mais je suis vachement content qu'elle ait eu lieu.

3) Ca s'est poursuivi durant tout le W.E où j'ai rencontré plein (mais vraiment plein) de gens sympa que je ne citerai pas tous de peur d'où oublier certains

4) J'ai vendu huit livres et ça m'a fait plaisir, d'autant plus que ceux à qui je les ai vendus étaient heureux de me l'acheter (ou alors, ils faisaient vachement bien semblant)

5) J'ai pu donner une mini-conférence devant ... 4 personnes (dont mon fils) et c'était bien.
  • Je serais bien incapable de dire ce que j'ai raconté (c'était de l'improvisation totale). J'ai dit que ce n'était pas dur d'écrire, les leçons que j'en avais tiré pour le prochain et qu'il n'était pas pas forcément très cher de publier un livre aujourd'hui ... Et que ça faisait sacrément plaisir de tenir le résultat dans ses mains.
  • En tout cas, ça devait être très drôle, car ça a bien fait rire ma blonde et mon fils (et probablement un peu la photographe, aussi)
  • On dira ce qu'on voudra, mais moi, un livre, je trouve ça beau. Surtout avec mon nom sur la couverture !
  • Et écrire des dédicaces, c'est pas mal non plus !
6) Le reste du week-end s'est passé dans la même veine, avec de bonnes parties de jeu de rôles (un BOL sur Mars en tant que joueur qui a dégénéré en délire total, un de ses instants de jeux de rôle un peu magique ou chaque réplique entraîne un éclat de rire et un BOL dans les Folandes -une découverte pour quatre joueurs- où on ne s'est pas ennuyé non plus)

(note du 03/10/2021 : Il fut un temps où cet article avait des photos sympa disparues dans les limbes de l'internet. Je le garde néanmoins, car c'est un sacré souvenir)